Ateliers de restitution de l’étude menée dans le cadre du projet Migrantech

Dans le cadre du projet Erasmus+ « Migrantech : Parcours tremplin pour la formation et l’emploi de migrants et réfugiés », l’AMSED et ses partenaires européens de Belgique (FAMIDO), Portugal (Factor Social) et de Turquie (Anatolia) ont mené une étude afin d’identifier les compétences les plus requises et recherchées par les entreprises et employeurs de migrants (primo-arrivants) et réfugiés ayant un statut leur permettant de travailler.

Une fois cette première étape terminée, deux ateliers de restitution ont été organisés, en présentiel et en ligne, afin d’échanger avec les parties prenantes (personnes migrantes et réfugiées, professionnels de l’insertion, parrains/marraines pour l’emploi, employeurs, militants associatifs…) autour des résultats de l’étude. Ces groupes de discussion ont permis aux participants de partager leurs impressions, idées, opinions et expériences liées à l’employabilité du public migrant/réfugié.

 

 

La comparaison des résultats de l’étude avec les retours données par les participants a permis de confirmer plusieurs hypothèses, à savoir :

  • Les compétences comportementales (savoir-être), telles que la gestion du temps et la ponctualité, la capacité d’apprentissage, les compétences interpersonnelles ou encore la maîtrise des codes sociaux du pays d’accueil et du monde de l’entreprise, sont les plus requises par les employeurs de personnes migrantes et réfugiées. En effet, celles-ci reflètent à la fois leur fiabilité, leur motivation et leur engagement. En comparaison, les compétences techniques (savoir faire) sont jugées moins primordiales puisqu’elles peuvent être acquises par la pratique et l’expérience. 
  • La maîtrise de la langue française est la principale difficulté rencontrée par les demandeurs d’emploi migrants/réfugiés, alors même que celle-ci est l’un des prérequis pour leur employabilité.
  • L’accompagnement de ce public, à la fois par des conseillers d’insertion professionnelle et par des parrains/marraines issus de la société civile, est un enjeu central qui leur permet d’avoir accès à toutes les informations nécessaires et d’être orientés au mieux selon leur situation et leur projet professionnel.
  • La motivation et la volonté des demandeurs d’emploi migrants et réfugiés sont des clés indispensables à leur insertion professionnelle.

 

 

Enfin, ces ateliers ont été l’occasion de souligner l’effet multiplicateur qui pouvait ressortir de l’insertion professionnelle des personnes migrantes et réfugiées. En effet, une fois insérées sur le marché de l’emploi, ces dernières peuvent à leur tour conseiller et accompagner d’autres personnes dans leurs recherches. Ce processus entraîne donc des résultats positifs à la fois pour les migrants/réfugiés eux-mêmes, pour les employeurs et pour d’autres demandeurs d’emploi potentiels