Les maux de l’Europe

L’événement « Les maux de l’Europe » a eu lieu à Strasbourg en mai 2017, à l’occasion du mois de l’Europe. Cet événement avait pour objectif de rassembler des jeunes dans le cadre de différentes activités afin d’échanger et débattre sur l’actualité européenne. Les activités ont insisté sur l’importance de la participation citoyenne des jeunes pour lutter contre l’euroscepticisme et la radicalisation. Qui plus est, ces activités visaient à encourager les jeunes à la création d’un climat de compréhension pour tendre vers un monde plus pacifique et songer à des politiques européennes plus transparentes, inclusives et cohésives. La mobilité prouve donc de son importance comme outil de sauvegarde de l’Union européenne, de lutte contre la xénophobie et de l’intégration des jeunes de milieux défavorisés.

L’Union européenne mise à l’épreuve

 

L’Union européenne traverse une phase difficile, faisant l’objet de nombreuses critiques. Jean-Paul Junker, Président de la Commission européenne parle de « polycrise », terme réunissant la crise migratoire, le Brexit, l’ascension du populisme et le terrorisme. Dans ce contexte particulier, différentes activités ont été proposées traitant de ces problèmes dans le but de débattre sur le rôle de l’UE, sensibiliser les jeunes à la propagande anti-UE et à l’endoctrinement ainsi que trouver des solutions pour revaloriser les valeurs de l’Union européenne et promouvoir la citoyenneté.

Le Café-débat « L’année 2017 verra-t-elle l’Europe se déchirer ? » du 10 mai s’est focalisé sur quatre points importants de l’UE à savoir l’économie, les migrations, la sécurité et la place de l’Europe dans le monde. L’autre Café-débat du 11 mai « Quelles mesures pour lutter contre la radicalisation des jeunes en Europe ? » avait pour but de trouver des actions concrètes à toute échelle pour lutter contre le fléau de la radicalisation. En effet, la transmission et l’appropriation de valeurs humanistes dès l’école primaire sont les objectifs premiers. De plus, une sensibilisation des jeunes et de leurs familles pour devenir des acteurs sociaux responsables et ouverts d’esprit s’avère nécessaire. Finalement, des activités éducatives devraient être organisées dans tous les quartiers afin d’instaurer un dialogue avec les jeunes et mettre en place un système de prévention contre la radicalisation.

Les 17 et 18 mai, deux films-débats ont été proposés « Frères d’Exil » et « Welcome » insistant sur les conditions inhumaines dans lesquelles les réfugiés tentent de fuir leur pays en guerre. « Frères d’Exil », particulièrement choquant par sa violence, traite de la question de l’exil et du problème d’intégration liés aux politiques d’accueil, qui mènent au communautarisme. La présentation du film « Welcome » visait à susciter une prise de conscience générale sur la manière dont les réfugiés sont accueillis au sein de l’UE, en insistant sur le calvaire que les migrants vivent à Calais. Finalement, le Youth Peace Camp s’est déroulé entre les 10 et 27 mai au Centre Européen de la Jeunesse et a rassemblé des jeunes issus de régions en conflit, visant à garantir le dialogue et à développer une coopération. L’équipe de l’AMSED en partenariat avec le CEJ a tourné un film de ce camp afin de diffuser cette initiative.

La connaissance de l’UE et la mobilité garantes de l’UE

 

Une meilleure connaissance de l’Histoire de l’Europe ainsi qu’une meilleure transparence des actions et financements menés par l’Union européenne permettraient aux jeunes de se rendre compte de l’importance de son rôle. Ainsi, le Quizz-débat du 24 mai 2017 sur le thème de l’Europe avait pour objectif de se rendre compte du degré de connaissance des jeunes de l’Union européenne. En effet, beaucoup d’entre eux avaient oublié la plupart des informations. En outre, les jeunes ont avoué ne pas se sentir très concernés par l’UE. En effet, l’UE doit faire un effort de communication, l’euroscepticisme vient surtout du fait que les gens ne connaissent pas suffisamment l’utilité du partenariat entre ces vingt-sept pays. Qui plus est, la mobilité se révèle primordiale pour se rendre compte de l’avantage que l’on a d’être en mesure de voyager, étudier et travailler librement au sein de l’espace Schengen.

 

La mobilité n’est pas seulement un outil de préservation de l’UE. La mobilité permet aussi l’ouverture d’esprit, la lutte contre la xénophobie et l’endoctrinement, le dialogue et l’interculturalité. Le 9 mai a eu lieu un séminaire présentant l’impact des mobilités avec le programme « Alsace Carrefour des Mobilités ». Ce programme de deux ans a pour but de promouvoir la mobilité à l’échelle nationale, européenne et internationale ainsi que la mobilité transfrontalière, en faisant le lien entre les associations et les acteurs de mobilité en Alsace et en Allemagne. L’AMSED a pu y échanger sur de possibles partenariats pour promouvoir les programmes de mobilité.

 

Le programme Erasmus + est l’un des programmes clés soutenus par l’AMSED, véritable vecteur positif de l’inclusion sociale des jeunes. Dans ce cadre, l’événement « Les maux de l’Europe » s’est clôturé par un apéro musical « La mobilité européenne et l’inclusion des jeunes défavorisés » le 25 mai durant lequel des jeunes ayant bénéficié du programme Erasmus + ont partagé leur expérience. Le but était de rendre plus visibles les opportunités s’offrant aux jeunes grâce à l’UE, permettant un enrichissement personnel et professionnel.